Visite par l'accès le plus aval du Verneau, la "Grotte Baudin". Pour ceux qui l'ignorent, le Verneau est un grand réseau karstique, abritant une rivière
souterraine que l'on peut pratiquement suivre depuis sa (ses) perte(s) dans le sol jusqu'à sa résurgence à Nans sous Ste Anne (25). Il y a quelques siphons mais il existe toutefois une traversée
"à pied sec". Le développement est porté à plus de 30 km, avec de nombreuses ramifications. C'est une grotte mythique, avec de l'eau, des étroitures, des grandes salles, des
galeries aux parois sculptées par l'érosion, des cascades, une vire aérienne cablée au dessus du bouillon... Enfin bref, assis devant son clavier ça doit paraître anodin, mais
une fois qu'on y est, je vous assure on se sent tout petit, voire minuscule. Pour ma part, j'en suis au tout début de mes explorations, mais je suis déjà impressionné par ce que la nature y
a construit.
Accès par un immonde boyau dont l'entrée ressemble à un terrier. La progression se fait bien néanmoins.

200m de boyau.

Passé
une grande salle, on trouve un petit puits et au milieu de celui-ci un boyau laisse échapper un souffle puissant et un grondement continu. Je passe mais après 10m, ca se resserre à nouveau,
jusqu'à former une étroiture en pente. Je crois que je n'ai pas encore le mental pour passer ce genre de truc. Je franchis un premier tiers sans trop de problèmes mais la suite n'est pas
engageante, je renonce. Dommage, juste après, ça débouche sur le collecteur et ses marmites... Ce sera pour la prochaine fois...
par Sylvain
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Previously on Winstub warriors...
Précédemment, j'avais écrit un mot sur les différentes variantes de la spéléologie en laissant une place particulière à la désobstruction. Il faut dire que les spéléos
qui m'entourent ne font pratiquement que ça. Il est hors de question de les emmener dans une grotte connue (classique), à moins que la course ne dure trois jours, avec deux bivouacs
souterrains, plusieurs siphons à passer en apnée et 200m de corde à trimballer. La désob, c'est quand même un monde à part. Tu rampes dans la boue, tu creuses, tu burines, tu rerampes dans
la boue... J'exagère mais c'est un peu ça aussi. J'imagine bien que pour beaucoup de vraies personnes, ça n'a aucun sens.
Jeudi après le boulot, je suis donc parti pour apporter ma contribution à une entreprise de ce genre.
Je reçois le plan par mail et je pars sous la pluie. Arrivé sur place, je prends un chemin qui part dans la forêt. Cool. Progressivement celui-ci devient très boueux
avec des gros cailloux qui affleurent. Trop pas cool. Ma brave Clio glisse puis passe en ronchonnant. Bientôt, je finis par reconnaître les voitures de mes copains gratteurs. Je me change et
je monte jusqu'à l'entrée.
Pour un débutant comme moi, elle n'est pas engageante. Très basse, elle donne sur un boyau de forme carrée, d'environ 50x50 cm. J'entre là dedans et j'avance "sur la
tranche", un bras devant et un derrière. C'est étroit, il y a deux angles à 90° mais ça passe bien. Voilà, après c'est chacun son job. Le mien a consisté à tirer des bacs plein de
cailloux chargés par l'artificier et à les faire passer dans un coude pour les envoyer vers l'entrée. Je suis allé faire un tour au fond. On voit bien que ça continue mais pour le moment
c'est encore impossible de passer. Il y a néanmoins un courant d'air prometteur qui peut indiquer qu'il y a du volume derrière. Vers 22h, j'en ai un peu marre et je repars. "Nous on continue
tant qu'il faudra" me dit Zaric...

Bon Enfin voilà, pour certains c'est rien du tout, moi j'étais déjà content de l'avoir fait. On verra la prochaine fois si j'arrive à passer un truc plus dur. Mais je me demande si j'arriverais à
franchir ce genre d'étroiture loin de la surface, comme au gouffre d'OUZENE par exemple.
par Sylvain
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Sylvain 32 ans...
"Si t'es un vrai spéléo, tu arrives à entrer dans ce tuyau et à ressortir de l'autre côté"
"d'accord..."
C'est vraiment n'importe quoi...
Cool, ce soir je dîne au resto gratos !
par Sylvain
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