Le Verdon, ça nous a changé de ce qu'on connaissait. Globalement, j'ai trouvé les accès assez difficiles et mes aptitudes sportives peu dimensionnées avec l'envergure des sites visités. (Ouech tro balèze quoi)
Le massif des Vosges combine une altitude assez faible (<1400m) avec une latitude assez septentrionale. A priori des "montagnes à vaches" bien tranquilles. Pourtant, je reconnais qu'il m'arrive encore de me faire surprendre quand j'y vais. La glace qui ne se comporte pas comme prévu en cascade, le brouillard qui arrive brutalement quand on est en raquettes sur les chaumes, les orages en paroi, les relais sur goujons pourris : "surpriise !!", l'adhérence en canyon...
C'est pareil pour le Jura. Les canyons y sont souvent sous estimés et classés en tant que "bouses". Certains comportent cependant un risque aquatique majeur bien que peu apparent. Par ailleurs, la spéléo locale, sans posséder des dénivelés alpins, n'est pas non plus à prendre à la légère. Mon expérience du Chablais va également dans le même sens.
Bref, ces massifs d'aspect débonnaire recèlent leur lot de difficultés peu apparentes au premier regard.
Quand on arrive dans le Verdon, on se doute tout de suite que si on fait une erreur, ça va mal se mettre. Les bassins d'alimentation sont énormes, avec des systèmes karstiques d'importance. Il y a des lâchers d'eau, des accès sportifs et aériens etc... Bref, pas mal d'engagement. Par ailleurs, je ne connaissais pas le site du canyon et de ses affluents et ça a été un gros boulot de potasser tout ça. (Cartes IGN, discussions avec des BE et autres vieux briscards du karst, ainsi que des heures passées sur internet...)
Bref, tout ça pour qu'on réussisse à descendre dans le canyon, à le parcourir en néoprène sur une portion et à faire un peu de photo. Pour la grimpe, on repassera. On a joué la carte de la prudence pour cette première découverte. Malgré un niveau de paranoïa très élevée, j'ai cependant un abonnement très suivi qui me garantit une exposition permanente à des événements situés entre "peu probable" et "carrément absurde". De fait, on a crevé en voiture au fin fond des gorges. Comme ça, Bam ! Vous savez quand c'est samedi en fin d'aprèm et que tout commence à se vider. Je remercie Patrick qui avait observé qu'il manquait un cric dans la voiture avant que nous partions et qui en a acheté un sans rien dire. Je me voyais déjà pousser la ford sous un arbre pour essayer de faire un palan ou un truc à la con dans le même genre.
Donc, le Verdon...
Voilà. C'était cool mais faudra revenir.